<< video ergo sum>>



<< je suis,


je vois des objets


du monde >>

] -x -y [



Sens inter

Externe .=.

Perception

Kinesthésie

[ x y]

(4) ^

Mémoire

Souvenir

[x ∨ –y[

(3) ^

Anticipation

Prospection

]-x y]

(2) ^

Imagination

Rêve

]-x ∨ –y[

(1)

Esthétique

arts

tact

[x y]

1

percept

mémoire

prospect


érotique

danse

Ouïe

[x --y[

2

percept

mémoire


rêve

musique

Goût

Odorat

]--xy]

3

percept


prospect

rêve

cuisine

Vue

]--x --y[

4


mémoire

prospect

rêve

cinéma

Espace-temps

présent

passé

futur

imaginaire

Espace-temps




Equations topologiques exprimant les messages codés adressés aux centres nerveux par les capteurs sensoriels spécifiques externes et internes.


 

 LE  NOODROME :  CHEMIN  DE   L ’ INTELLIGENCE

  

Je, ça

Tact

1

Ouîe

2

Objet x

12

Vue

4

Surmoi narcissique

14

Objet -y

24

Mémoire

(3)

Goût odorat

3

Objet y

13

Moi narcissique

23

Perception

(4)

Objet -x

34

Anticipation

(2)

Imagination

(1)

Monde



Types de sciences

 

Sciences

Consistance

Complétude

Abstraction

Jugement

Raisonnement

Psychique

0 non

0 non

Sujet

Croyance

Traduction

Mathématique

0 non

1 oui

Forme

Savoir

Déduction

Physique

1 oui

0 non

Matière

Opinion

Induction

Métaphysique

1 oui

1 oui

Substance

Doute

Réduction









L’ERODROME  :  LE COMBAT  DES  PULSIONS

 

 

Thanatos

0

Plaisir

1

Aversion

2

Bien x

12

Douleur

4

Générosité

14

Mal y

24

Désespoir

(3)

Désir

3

Bien y

13

Colère

23

Odace

(4)

Mal x

34

Espoir

(2)

Angoisse

(1)

Eros

1





 LE   PRAXIDROME : LES  CONDUITES  SOCIALES

 

Individu

Citoyen

Consommation

Destruction

Objet possédé x

Pauvreté misère

Partage

jeu gratuit

Objet -y aliéné

Expropriation

Besoin manque

Objet possédé y

Échange troc

Appropriation richesse


Objet -x aliéné

Travail créatif

Travail servile

Marché forum

état





COMMENTAIRE  DES  CINQ  TABLEAUX 

 

Regardons le tableau « video ergo sum »

Il s’agit de débroussailler l’obscur problème de l’espace-temps.

Au point où l’esprit prend corps, où l’espace logique  devient espace-temps.

Avançons à pas comptés. « festina lente » disait Auguste.

D’un côté comme esprit, je dispose de 3 relations logiques :

Le « et », conjonction, symbole : angle pointé vers le haut :

Le « ou », disjonction, symbole : angle pointé vers  le bas :

Le « non », négation, symbole : --  le moins..

la conjonction est coïncidence, simultanéité, co-présence.

la disjonction est alternative, balancement entre présence et absence,

succession de l’avant et l’après,

la négation est absence.

L’espace-temps apparaît dans le jeu de ces 3 relations entre 2 objets : x, y .

Les expressions ou formules sont entourées de crochets fermés ou ouverts.

Car l’espace-temps est l’objet de la topologie ou géométrie du caoutchouc

science des ensembles de voisinages,doués de mouvement et de continuité,

tendant vers des limites.

Par exemple : [ x∧y ] entre crochets fermés signifie que les voisinages de x et de y

Sont clôturés par x et y coïncidants  simultanés dans le toucher : point fermé.

Autre symbole : [ x∨y ] crochets fermés autour du  « ou » signifie un va et vient,

un mouvement infinitésimal de voisinage du présent dans son passage

 (ce que Bergson appelait la « durée ») : point fermé cependant.

Alors que représente : [x-y[ ?     La mémoire immédiate.

Pour représenter le passé on a besoin  de 3 symboles combinés à x, y :

       ou, non, ouvert       , --, [   

Arrêtons-nous sur ce point.

« Non y »  signifie  l’infinité de tout ce qui n’est pas y, tout sauf  y.

Mais tout ce « non y » avoisine y, c’est  l’ensemble des voisinages de l’absent.

D’où le crochet ouvert accompagne la négation, le crochet fermé l’affirmation.

La négation est comme la distance, l’espace qui s’ouvre pour le temps passé ou futur.

Sans le crochet, qui ouvre ou ferme, la négation serait du pur spatial.

Sans le crochet  la conjonction serait du temporel pur :du présent.

Sans le crochet  la disjonction serait du temporel pur : du passé ou du futur.

Comme l’a montré Einstein au plan d’une métrique l’espace et le temps sont relatifs.

 

Les équations logiques expriment les messages codés adressés aux centres nerveux

par les capteurs spécifiques externes et internes. Les neurosciences étudient ces codes.

 

Le tableau « types de sciences » situe la psychanalyse comme science.

 

Les 3 autres tableaux  dénommés « dromes » : (« noo », « éro », « praxi ») sont isomorphes

Au tableau de Piaget à 2 variables ; (symbole : /TP/²)

 

Dans le noodrome  les 8 sens externes et internes sont intégrés autour de 2 diagonales :

-Principale : les instances :ça, moi narcissique, surmoi narcissique, monde.

-Secondaire : les objets : x, -x, y, -y.

  

Il s’agit de démontrer que le « je » est  e° : « je = e° »

 

Objections :1/ le je qui raisonne n’est pas inconscient, il est conscient. Le raisonnement,

 le discours,le syllogisme, sont conscients.

2/ le syllogisme est une pensée médiatisée, je pense. Mais la pensée est la conscience.

Donc le sujet qui pense est conscient. Le « je » ne peut pas être inconscient.

3/ « video ergo sum ».Le je vois est conscient.

 

Réponse : C’est la position fondamentale de Freud. Extraordinaire, révolutionnaire :

La découverte du sujet, « subjectum », jeté dessous, à distinguer de la « substantia ».

Au plan  phénoménologique de l’observation commune, toute simple, on constate qu’il y a

toujours mêlé dans notre univers psychique  du conscient et de l’inconscient.

Par exemple : quand je conduis une voiture, je suis conscient  du feu rouge qui m’a fait

arrêter  et j’attends qu’il passe au vert, mon attention passive ici est polarisée sur un seul

objet, mais en même temps ou successivement par alternance, je rumine ce que je vais

faire ou dire tout à l’heure à mon client, ou à mon directeur etc…tout ceci oscille…

L’attention suppose que j’ai rejeté dans l’inconscient (ics) une infinité d’objets, c’est la

focalisation au-dessous de laquelle  il y a comme une stratification  ou niveaux d’ics,

préconscient, subconscient, mécanismes, réflexes, habitudes, mémoire, sentiments,

tout un univers psychique, tout mon passé que je traîne, que je suis.

 

La découverte de Freud  consiste à dire : (traduisons) :la conscience d’un objet  x dans

un monde  suppose un sujet contenant la négation  non x  (-x) , négation de tout les autres

objets : une infinité d’objets refoulés par la focalisation. Cela signifie : je suis la contradiction.

« je pense donc je suis » et en même temps : je ne suis pas. Ajoutons : je suis le doute qui est

la conscience de la contradiction que je suis : condition de tous les jugements :opinions,

croyances, et savoirs

 

Si cette hypothèse est vraie, on comprend comment la logique de Boole est capable (et elle seule)

de rendre compte de ce phénomène. En effet  l’élément neutre, ensemble vide, le zéro de cet

ensemble, permet l’apparition et la disparition de l’objet avec les opérations : et , ou, non (*)

on a :

x e° = e° : absorption ou disparition de l’objet

x e° =  x :apparition de l’objet

x -x =  e° : contradiction = je = ics.

Je suis ce zéro inconscient, ensemble vide, en face de l’univers : e².

 

Mais attention, c’est une traduction  en  cette science du sujet  qu’est la psychanalyse :son point

de vue est celui de l’ « être psychique » dans le champ des phénomènes  conscients et inconscients.

Comme Freud, nous avons opéré une rupture épistémologique et méthodologique qui nous

S épare sans préjugé ni amalgame ni ostracisme…des autres points de vue scientifiques :

Ceux de la psychiatrie, de la neurologie, de la métaphysique de l’esprit…

Tel est le « cheval de Troie » de la psychanalyse.

Il permet à la psychanalyse de s’imposer avec un appareil mathématique dans le concert des sciences.

Et il permet l’analyse : qui est la rencontre de l’analysant  et de son analyste.

L’analyse libère totalement en vue de la conquête de l’autonomie.